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En tant que communautés mondiales représentant des dizaines de milliers d'étudiants, d'intellectuels et de professionnels catholiques, la MIEC et le MIIC* souhaitent exprimer leur soutien au Pape François et à ses efforts pour faire face à la crise mondiale des abus sexuels et pour apporter les réformes nécessaires aux structures ecclésiales.

En tant que mouvements catholiques, nous déplorons la souffrance vécue par beaucoup trop d'enfants, de femmes et d'hommes à cause de certains prêtres, religieux et laïcs. Leur souffrance crie à Dieu des profondeurs de la douleur et de l'injustice (Psaume 130). En tant que mouvements laïcs, nous déplorons le cléricalisme et les dissimulations des dirigeants ecclésiastiques, qui placent l'image, la réputation et le statut clérical au-dessus de la souffrance des enfants.

     Dans une modernité fondée sur le développement des sciences et techniques,  les religions n’ont plus de place et sont en voie d’extinction. Telle était la « pensée dominante »  en France et en Europe occidentale à partir de la fin du XIX° siècle. Et comme nous étions porteurs de la civilisation pour toute l’humanité, il en serait partout dans le monde au fur et à mesure de la modernisation des sociétés. Le communisme  avait repris cet espoir en lui donnant sa dimension sociale de progrès pour tous.

   Dans nos pays occidentaux, la désaffection envers les Églises chrétiennes s’est amplifiée au cours des dernières décennies. Dans les récents sondages en France, 50 % des jeunes de 18-24 ans se déclarent maintenant « sans religion ». Cette désaffection frappe également toutes les institutions (partis, mouvements communistes, socialistes, laïques…) qui prétendaient détenir la vérité sur le progrès de l’humanité, le sens de l’histoire… Dans l’ébranlement de l’hégémonie de la civilisation occidentale, une grande partie des nouvelles générations, nées et grandies dans un monde où se sont affirmées les différences, ne croit plus au caractère absolu de nos vérités humaines qu’elles soient fondées sur Dieu ou la raison. Leur engagement ne se fait plus en référence à une « vision du monde » mais en réaction à des situations, dans des projets aux ambitions plus modestes, le vivre ensemble de l’humanité ne se trouve plus dans une soumission à des vérités qui s’imposent mais dans la confrontation des vues partielles des uns et des autres.

Déclaration à l’occasion du 3anniversaire de l’élection du pape    François

Trois ans depuis cette invitation lancée par le nouveau pape : “Frères et sœurs, bonsoir ! Vous savez que la tâche du Conclave était de donner un Évêque à Rome. […] Et maintenant, initions ce chemin: l’Évêque et le peuple. Ce chemin de l’Église de Rome...”  Depuis ce 13 mars, la marche a commencé, sur des chemins neufs et parfois escarpés.  Nous, fidèles du Christ, voulons par cette déclaration partager nos espoirs et nos préoccupations, avec liberté et confiance.

Nous entendons l’appel du pape François à poursuivre le processus engagé par le Concile Vatican II pour mettre le mystère de l'Église en dialogue avec le monde contemporain, pour annoncer à frais nouveaux la joie de l'Évangile dans l'histoire. Nous sommes prêts à porter ensemble cet appel avec le magistère. La tâche est vaste et elle ne pourra pas être menée sans la pleine collaboration des baptisés.

Vers une Eglise inspirée par l’Evangile, pour un monde de paix, de justice et de solidarité

     Nous, disciples de Jésus, fidèles membres catholiques du Peuple de Dieu, rassemblés à Rome à l’occasion du 50ème anniversaire de la clôture du Concile Vatican II, conscients des nombreux défis soulevés par notre monde en mutation, attentifs aux “signes du temps”, considérant la situation actuelle de notre Eglise et ses difficultés à relever ces défis, conscients que tout comportement des chrétiens et de notre Eglise contraire au message évangélique détourne le monde de l’Esprit de Jésus et l’empêche de  reconnaître la force de l’Evangile, reconnaissant nos faiblesses et nos déficiences, mais confiants dans la force que nous donne la foi en Jésus, et souhaitant répondre aux appels du pape François qui renforce les processus de consultation dans notre Eglise, après avoir prié l’Esprit Saint, nous nous engageons, à la suite de Jésus et dans l’esprit du Concile Vatican II et du Pacte des catacombes,

 Article publié dans "Club Médiapart"

  Pour traiter  des questions que soulève la place des religions dans la vie de notre pays (la France) et dans celle du monde, on le fait presque toujours en référence au principe de laïcité. Mais  l’enjeu est aussi autre : l’avancée ou le recul de la sécularisation, telle que nous l’avons expérimentée en Europe occidentale ces derniers siècles.

      La laïcité est un principe institutionnel, selon lequel un Etat « neutre » assure la liberté de conscience et de culte des citoyens : elle marque l’indépendance du pouvoir politique par rapport aux autorités religieuses. La sécularisation est le nom que l’on a donné à la baisse de la pratique et de l’appartenance religieuse et, plus généralement à la perte de l’influence des religions   sur l’ensemble de la vie sociale. Il y a des liens entre « laïcisation » et « sécularisation », mais ils ne sont pas automatiques : la III° république, qui avait voté les lois laïques, a  refusé jusqu’à sa fin le  droit de vote aux femmes, en partie par crainte de l’influence que l’Eglise garderait sur elles, plus pratiquantes que les hommes…

 Article publié dans "Catho de gauche"

   Dans son numéro de Pâques 2015 (n° 3631), l’hebdomadaire français La Vie présente, sous le titre de «Catholicisme, la fin… ou la résurrection ?», une « étude inédite » qui consiste à calculer le nombre actuel de baptisés à partir des statistiques de baptêmes de l’Église catholique des années antérieures comparées à celles des naissances, et à faire des hypothèses sur l’évolution du nombre de baptisés dans l’avenir, compte tenu de la baisse progressive du nombre de baptêmes des enfants dans les nouvelles générations. Ainsi, d’après ce calcul, il y a, en France en 2015, 44 millions de baptisés soit 69,6% de l’ensemble de la population…Et ils pourraient être de 40 à 33 millions en 2045 selon les hypothèses plus ou moins « optimistes » de l’évolution du nombre des baptêmes.

Une Église de France qui ne se réduit pas aux 5% de pratiquants réguliers

     Cette présentation de la situation a l’avantage de réagir contre ceux qui réduisent la présence du catholicisme dans notre société au chiffre des 4 ou 5% de pratiquants réguliers et à une image des « églises vides » : il y a tout de même plus de 100.000 personnes dans les églises parisiennes chaque dimanche, 3 ou 4 fois plus les jours de fête… à mettre en regard des autres rassemblements politiques, syndicaux.

  Council 50/Concile50 est un projet qui permet à toutes les communautés, groupes, paroisses et associations de partager, sur le même pied d’égalité, leur vision pour une Eglise du 21ème siècle inspirée par l’Evangile pour le monde, et par là-même répondant aux appels de notre Pape François.

  Depuis plus d’une année, le Pape François a lancé inlassablement des appels à tous les membres de notre Eglise pour faire en sorte qu’elle vive en accord avec les Evangiles, et qu’eux-mêmes vivent de l’esprit de Jésus dans notre monde en mutation. C’est précisément ces initiatives et propositions de groupes, associations, communautés, paroisses, souvent fruits des grains semées lors du Concile Vatican II que Council50/Concile50 veut collecter et rassembler pour la préparation et la rencontre mondiale des délégués programmée du 20 au 22 novembre à Rome, de façon à pouvoir établir la Charte Council50 qui sera offerte au Pape pendant sa célébration du jubilé de la clôture de Vatican II.