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     Je vous transmets un texte de la plate forme des confessions religieuses sur la crise en république centrafricaine. Le texte traduit exactement ce que j'ai toujours évoqué dans nos rencontres au Conseil de l'Europe. Je me réjouis que la plate forme sous l'initiative du cardinal ait été un plus loin dans cette prise de position. C'est triste que la mission de nations unis soit impliquée dans des trafics avec les groupes rebelles également. Pendant mon dernier séjour à Bangui. Un contingent de la mission des nations unis a été pris en flagrant délit de livraison de munitions au groupe rebelle se réclamant des musulmans.

   Par ce mémorandum, la Plateforme des Confessions Religieuses de Centrafrique composée de Musulmans, Chrétiens Catholiques et Protestants, tient à partager ses inquiétudes et ses interrogations sur la persistance de la crise depuis 2012 suite à l’avènement de la coalition Séléka aux pouvoirs de l’Etat.

 La république centrafricaine est plongée dans le chaos. Des rebelles majoritairement musulmans, dans une coalition dénommée « Séléka » ont pris le pouvoir par les armes depuis Mars 2013, dans un pays à majorité chrétienne, renversant le général François BOZIZE.

 Les séléka sont en réalité un  groupe hétéroclite de rebelle locaux, de mercenaires tchadiens et soudanais, infiltrés par des éléments islamiques. Depuis la crise, ils ont commis de graves exactions contre les chrétiens. Dès leurs premières entrées dans la capitale Bangui, les hommes de troupes de la séléka et leurs officiers se sont nourris et servis. Ils ont sur leur passage, visé prioritairement les véhicules automobiles, en particulier les  véhicules de type 4X4, sur lesquels il leur était plus facile de négocier la revente aux frontières du Tchad et du Soudan et du Darfour.