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Ce sont les communautés de sens qui font grandir, car elles permettent les questions fondamentales et la recherche de vérité. 

L’éducation : c’est proposer un monde qui a du sens. Ce n’est pas « en plus » de l’enseignement, c’est ce qui passe à travers l’enseignement qui lui même est un moment où l’esprit s’éveille. Nos écoles rencontrent la question du sens parce qu’elle a perdu de son évidence Mais il y a en effet une double crise :

 

                1 La réduction du savoir à ce qui est technique et procédural, à la question du comment. La question du pourquoi est disqualifiée alors qu’elle est la question fondamentale de la vie humaine. Ce sont les conséquences du positivisme qui est un échec de la raison. Les maths sont réduites à la connaissance de procédures alors qu’elles comportent une dimension de contemplation. Une culture désenchantée qui présente les choses que sous leur aspect procédural, ne peut pas être éducative. La démocratie « n’est que » une procédure’ et la vie se réduit à une suite de « ne que ». D’où le développement de la littérature de l’absurde.

                2 Le métissage des cultures. On ne peut plus présenter un monde unifié, cela entraine une neutralisation de l’espace public, le scepticisme. Les convictions sont renvoyées à la périphérie de l’essentiel. Cela donne du champ à la volonté monopolistique de l’état qui se présente comme arbitre et neutre. Mais une culture neutre est-elle possible ? Dans une posture de neutralité on ne peut enseigner que des procédures. Comment un établissement à vocation catholique peut-il relever ce défi ?