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Un parlement vidé et les risques d'une démocratie qui ne se préoccupe plus de ses droits

   L'approbation de la loi budgétaire par le Parlement italien suscite de très vives inquiétudes en raison d'un processus législatif qui semble compromis et faussé quant au fond dans ses rapports avec les dispositions de l'ordre constitutionnel de la République. Un certain nombre d'institutions indépendantes, dont la Commission de législation de la Chambre des députés, ont relevé dans la structure de la loi et la procédure suivie de profonds manquements à l'égard des dispositions de notre système institutionnel. De nombreux constitutionnalistes ont souligné que l'article 72 de notre Constitution exige que les deux branches du Parlement examinent attentivement les projets de loi qui sont soumis à l'attention des parlementaires, afin d'assurer un processus délibératif qui permette la pondération nécessaire de ce qui devrait devenir des textes normatifs et de permettre un débat qui, par l'intermédiaire des représentants élus, permette aux différentes composantes du pays de participer au processus politique et institutionnel. La disparition de ce processus, masquée par l'urgence d'éviter l'exercice temporaire des finances publiques et par la discussion sur le contenu de la loi budgétaire, est un fait d'une importance et d'une gravité institutionnelle particulières.

Le deuxième impératif qui est le nôtre, c'est : ne nous divisons pas. La tentation est grande dans cette période trouble du repli sur soi, du nationalisme de penser que, à l'échelle de la nation, on maîtrisera mieux les choses, on retrouvera une part de cette souveraineté qui parfois demeure trop évanescente ou encore naissante au niveau européen. Cette sonnette d'alarme, nous l'avons eue avec le Brexit mais nous l'entendons aussi, des élections italiennes à la Hongrie jusqu'à la Pologne, partout en Europe, résonne cette musique du nationalisme, cette fascination et nous sommes ici, je le disais à l'instant, devant ce rêve carolingien à la hauteur duquel nous souhaitons être, mais le risque européen aujourd'hui est, si je puis dire, un risque lotharingien, celui d'une division extrême. Elle tend à réduire la plupart des débats à une superposition de nationalismes convainquant ceux qui doutent de renoncer aux libertés conquises au prix de mille souffrances.

Axes prioritaires

a) La participation au débat culturel et ecclésial: pour exprimer nos réflexions sur des questions importantes. Les groupes locaux ou des membres individuels peuvent soumettre leurs documents à publier sur le site. Les groupes MEIC sont invités à être présents dans le débat local, national, ou ecclésial par des articles dans les journaux.

b) L'organisation territoriale: définir des objectifs régionaux, promouvoir les contacts avec les réalités diocésaines où nous sommes absents, améliorer les relations interrégionales par des initiatives communes, organiser des conférences nationales décentralisées.

Ne laissons pas le dynamisme du pape couvrir nos inerties, car la résistance aujourd'hui provient de ceux qui veulent préserver la routine pastorale.  Les chrétiens sont appelés à une nouvelle façon d'habiter l'espace public. La crise n’est pas une excuse pour se réfugier dans le privé. Le défi est d’articuler la communauté des différences, pour ne pas dégénérer en indifférence ou intolérance, pour vaincre un populisme rampant.