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POUR UN NOUVEAU SOUFFLE, N’EST-IL PAS TEMPS DE JETER DES PASSERELLES ?

En tout premier lieu, je remercie de tout cœur tous ceux et toutes celles à qui je dois d’être associée à la réflexion engagée au sein des Mouvements d’Action Catholique Spécialisée depuis plusieurs mois afin d’assurer une présence plus agissante de ceux-ci dans l’Eglise et au cœur du monde.

                J’ai été moulée depuis la tendre enfance, comme des milliers de chrétiens à travers le monde, par la spiritualité, l’esprit, la méthodologie de l’Action Catholique Spécialisée. J’ai bénéficié de l’immense richesse de sa dimension internationale.

Et en guise de conclusion de ce compte-rendu des journées de réflexion des Mouvements Internationaux d’Action Catholique Spécialisée, voici les sept pistes de travail qui se sont dégagées à Bruxelles.

La spiritualité : on a besoin de l’exprimer

Parmi les défis à relever, l’équipe de préparation avait pointé l’importance du spirituel.

- Dans la synthèse des questionnaires proposés aux mouvements pour préparer les journées de juillet, une seule affirmation : « La révision de vie et/ou le lien Vie-Foi sont fondamentaux pour tous nos mouvements. »

- Durant la session, les experts comme les mouvements ont relevé une difficulté à exprimer sa foi. C’est historiquement explicable mais cela ne satisfait plus les mouvements.

Genèse de la réflexion.

C’est à l’initiative du MIEC et de la JECI que cette réflexion commune a commencé. En effet, au début de l’année 2001, le MIEC et  la  JECI mettent en lumière, dans un contexte de crise, l’importance de réfléchir ensemble à l’avenir des mouvements. Beaucoup de mouvements connaissent, en effet, des difficultés : recrutement plus difficile, budgets en baisse, relations plus distanciées avec l’Eglise hiérarchique.

Les mouvements internationaux ont été très importants  dans le passé. Ils ont eu une influence certaine au sein de l’Eglise et de la société. Dans l’Eglise, les mouvements internationaux sont maintenant une réalité parmi d’autres. Et dans la société, ont-ils le même impact et la même efficacité qu’il y a quelques années ? La question se pose.

Pourquoi ?

Proposition du Midade pour une coopération entre mouvements internationaux d'action catholique.

          Pourquoi ?

  • Devant la difficulté à trouver des prêtres pour remplir le rôle classique d’aumôniers des équipes internationales et des mouvements…
  • Devant l’impérieuse nécessité de soutenir la réflexion des mouvements sur les plans théologique et pastoral, au regard de l’histoire de l’Eglise (fondation de l’action sociale, histoire des mouvements, concile Vatican II, textes actuels du magistère et de François)…
  • Il est nécessaire de se donner ensemble les moyens de réflexion, de formation, d’action et de représentation de nos organismes. Nos convictions communes doivent y aider…

Pour moi, la racine historique de nos mouvements se trouve dans le Sillon, que je considère comme le prototype de la JOC, aussi bien que la JAC, JEC, JIC, etc. C'était le premier mouvement d'utiliser la méthode d'enquête qui est devenu connu plus tard comme le voir juger agir. La définition classique de la démocratie formulée par le Sillon est :"le système qui porte au maximum la conscience et la responsabilité civique de chacun". Elle  se trouve intégrée dans la définition des mouvements d'AC formulée en Apostolicam Actuositatem.

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