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L’Eglise est faite pour évangéliser, c’et le droit de tout homme d’entendre la parole de l’évangile. C’est le devoir de tout chrétien de la proclamer. Evangélisatrice, l’Eglise doit s’évangéliser elle-même. Anne Marie Berland

 Chapitre II   

Face aux nouveautés considérées comme négatives : perte de sens du sacré, oubli de Dieu, perte du sens de la loi morale naturelle, sécularisation en particulier dans les pays de tradition chrétienne, l’Eglise se posera-t-elle le problème de fond concernant la théologie qui correspond à une vision du monde inacceptable par la raison aujourd’hui  ?

Les scènes de sécularisation, sociale, économique, politique, scientifique et technologique, communication, religieuse en découlent. L’urgence est que la théologie c'est-à-dire la vision de l’Eglise concernant Dieu, le monde, l’humanité soit en harmonie avec l’univers tel que nous le connaissons et soit actualisée pour tenir compte de ce que nous savons maintenant. Nous avons abandonné la vision fixiste de l’univers et l’évolution est plus qu’une hypothèse, elle est une évidence. Ne pas en tenir compte est contraire à la recherche de vérité.  L’évolution, nous conduit à participer à la construction de l’avenir.

La Foi et la Charité sont inséparables de l’Esperance dont nous sommes porteurs.

Cette Esperance est celle d’un monde meilleur, ici, sur terre, pour l’humanité dont nous devons mettre en valeur toutes les potentialités et faire régresser tous les défauts dont elle est entachée.

Le chrétien contribue et participe à la création de ce monde à venir, préparant la convergence de tous en Christ, attiré par Lui qui est présent parmi nous depuis toujours. Il faut que les chrétiens, tous ensembles, au delà de tout ce qui va mal, se projettent dans l’avenir de la terre avec confiance car c’est le Christ qui soutient notre Esperance.

Aussi, chacun là ou il est, doit s’approprier l’Evangile : Aimez vous les uns les autres. Aimer, c’est faire confiance, c’est croire en l’autre et en ses possibilités, c’est l’accueillir, l’écouter tel qu’il est. Ce faisant, par ce qu’il nous fait découvrir de lui, cet autre nous fait progresser nous-mêmes. Quand la confiance est établie, il nous sera possible de lui parler de notre foi soutenue par notre espérance en l’humanité

Ainsi :

Perte du sens du sacré  - De quel sacré s’agit-il ?  S’il n’est là que pour nous rassurer ou nous conforter dans notre petite foi comme des pharisiens en nous donnant le sentiment d’être plus particulièrement élus  et s’il n’est pas à l’origine de notre confiance envers les autres et envers le monde, est-ce ce sacré qui nous conduit à être participant à l’humanisation de tous avec le Christ comme attracteur et Jésus comme modèle ?

Oubli de Dieu - Si nous ne présentons pas le visage de Dieu tel que le progrès de nos connaissances nous le fait percevoir, ne nous étonnons pas que certains préfèrent l’oublier ou chercher ailleurs plutôt que d’avoir une vision inopérante de Dieu et rétrécie de Jésus, n’ayant pas connaissance du Christ évoluteur et plus grand que tout.

Perte du sens de la loi morale naturelle – Avec le visage du Christ défiguré que nous présentons, les valeurs que nous portons sont elles-mêmes remises en cause. Nous n’ouvrons plus les autres à l’espérance d’une  humanité meilleure qu’ils n’attendent même plus.  Nous n’arrivons pas à communiquer des valeurs car nous-mêmes manquons de discernement (voir les prêtres pédophiles …). Cherchons à mettre l’amour de nous-mêmes et des autres au cœur de nos réflexions, « voyez comme ils s’aiment » et non « ils ne vivent pas en accord avec ce qu’ils disent et l’amour qu’ils professent» Ayons une relation à Dieu en vérité, avec une théologie et la catéchèse qui en découle renouvelées et elle se communiquera.

Désert intérieur,  sécularisation – Aimer Dieu sans aimer l’humanité toute entière conduit a une impasse, Aimer l’humanité toute entière sans aimer Dieu conduit aussi a une impasse. C’est l’harmonie entre les deux qu’il nous faut vivre et partager avec les autres.

Chapitre III

Pour cette nouvelle évangélisation, il nous faut un nouveau catéchisme qui tienne compte d’une théologie renouvelée à la lumière de l’évolution et du besoin d’éducation au discernement  pour comprendre ce que c’est que d’aimer dans le contexte actuel. Il sera  tenu compte de l’universalité de notre foi et des évangiles mais de leur nécessaire inculturation pour être accessible aux autres dans des contextes différents. Si nous sommes clairs dans notre foi parce quelle est en harmonie avec notre raison, si nous savons en parler sans avoir peur car elle nous habite, plus nous regarderons les aspects positifs des autres religions et des autres manières de penser, plus nous progresserons nous-mêmes et plus nous serons à même de nous faire progresser tous. C’est en respectant et en valorisant les autres que l’évangélisation peut se faire. Mais cela nécessite d’être clair dans notre foi et de posséder nous-mêmes l’espérance.  

Chapitre IV

Raviver l’action pastorale – Suivre le Christ toujours plus grand, si son magnifique visage est révélé aux chrétiens et au monde, la liturgie et l’action pastorale en sera renouvelée.

 

 

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