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Déclaration à l’attention de leurs Excellences les Ambassadeurs des Etats membres de l’UNESCO

Le CCIC

• Se préoccupant de l’actualité internationale et de ses conséquences sur l’avenir de la paix,

• S’appuyant sur la déclaration fondatrice des Etats membres de l’UNESCO « les guerres prenant naissance dans l’esprit des hommes et des femmes, c’est dans l’esprit des hommes et des femmes que doivent s’élever les défenses de la paix »,

 

• Rappelant la « déclaration du droit des peuples à la paix » et le Préambule de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, ce préambule disposant que « la méconnaissance et le mépris des droits de l'homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l'humanité et que l'avènement d'un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l'homme ».

Le CCIC

• Prend acte avec satisfaction des décisions du Conseil de Sécurité de l’ONU en date du 19 septembre 2014 « condamnant les attaques perpétrées en Irak , Syrie , Liban par l’Etat islamique d’Irak et du Levant (DAECH) et les groupes armés associés ».

• Se félicite du concours apporté par la communauté internationale aux efforts du gouvernement irakien pour renforcer les institutions démocratiques, et lutter ainsi efficacement contre le terrorisme.

Le CCIC demande instamment aux responsables politiques des Etats membres de l’UNESCO,

- De prendre de toute urgence les dispositions nécessaires pour neutraliser les responsables des exactions et faire cesser les actes de barbarie incompatibles avec le respect de la dignité de l’être humain.

- De se doter des outils juridiques pour les qualifier et les sanctionner mais aussi pour les prévenir dans leurs manifestations diverses.

- De promouvoir dans toutes les écoles, de la maternelle à l’enseignement supérieur, pour les filles comme pour les garçons, une éducation au refus de la haine et une éducation à la paix.

Le CCIC incite les différentes communautés spirituelles, religieuses et les ONG attachées au service des droits de l’homme à soutenir sa démarche et à faire connaître son rejet affirmé de toute forme d’intolérance et de discrimination.

 

Commentaire sur le texte ci-dessus envoyé aux Etats membres de l’UNESCO, aux personnalités de l’Eglise et des ONG membres du réseau du CCIC

 LE CCIC  est particulièrement attentif  aux évènements qui secouent le Moyen Orient, évènements non seulement  attentatoires aux libertés fondamentales   mais encore  à l’existence même, et  à très court terme, des communautés chrétiennes dans une région où elles  diffusent depuis 2000 ans  le message évangélique et la doctrine sociale de l’Eglise.

Il partage l’analyse et les conclusions de Mgr Pietro PAROLIN, secrétaire d’état, devant l’Assemblée générale des nations unies le 29 septembre dernier : face au défi représenté par une menace  terroriste qui prend la forme délibérée de la persécution religieuse, la seule réponse aux crimes perpétrés doit être apportée par le droit international, instrument indispensable pour édifier une authentique famille des peuples.

En rédigeant à l’intention des états membres de l’Unesco et des ONG , la recommandation ci-jointe, il s’inscrit ainsi pleinement dans la démarche présentée par le Très Saint Père, le 4 octobre, devant les nonces apostoliques du Moyen Orient, laquelle entend « sensibiliser les gouvernements et l’opinion publique « à la gravité des violences et à la nécessité d’une réponse adaptée, et donc acceptée, par l’ensemble des acteurs .

Il se réjouit de voir la dynamique de la synodalité se prolonger par l’ouverture, à l’issue des travaux  sur la famille, d’un consistoire sur le Moyen Orient, moyen privilégié de réflexion et d’actions au service de la paix.