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Force est de constater que  notre société est actuellement basée sur un mécanisme de production et d’échanges dont la régulation nous échappe  tout comme elle échappe pour partie aux Etats. Le Conseil de l’Europe est alors un régulateur crucial des conséquences  désastreuses subies par les populations ; c’est pourquoi la Conférence des OING s’est engagée dans la sauvegarde de tous les  droits de l’homme, et notamment dans la lutte contre la pauvreté.

 

En 2012, conjointement aux autres piliers du Conseil de l’Europe (Comité des Ministres, Assemblée parlementaire, Congrès des pouvoirs locaux et régionaux), nous  avons adopté une Déclaration commune par laquelle nous nous sommes  tous engagés à lutter contre la pauvreté croissante et l’exclusion sociale.

Le 17 octobre  2013, nous avions vu les réalisations concrètes face aux violations des droits de l’homme subies par les personnes vivant dans la grande pauvreté qui étaient venues en témoigner.

En 2014, à Turin, la Conférence des OING, dans son message aux participants à la Conférence de haut niveau sur la Charte Sociale Européenne constatait que «  les instruments juridiques pour lutter contre la pauvreté existent au niveau européen et dans les législations de presque tous les Etats ». Elle soulignait dans ce même message ses attentes portant sur le respect  absolu, par les  Etats, des droits de l’homme tant civils et politiques que sociaux et économiques.

En 2015, c’était l’éradication de la pauvreté des enfants qui  était au cœur des débats de la journée du 17 octobre en mettant en lumière toute une série d’expériences réussies dans différents pays.

En 2016, la Conférence des OING invite plus particulièrement des représentants des Etats, des acteurs sur le terrain et des jeunes de Grèce et de Pologne  pour une journée d’échanges portant sur la pauvreté des jeunes. Comme l’a souligné à plusieurs reprises Mr Thorbjon Jagland, Secrétaire Général du Conseil de l’Europe, les jeunes sont actuellement particulièrement touchés par le chômage et ses conséquences.

Comment avons-nous pu laisser sur le bord de la route toute une génération  - et peut-être deux  générations - de jeunes de 15 à 30 ans ? Pour eux, les effets de la crise semblent s’installer durablement : pas d’accès au logement, chômage,  travail précaire, peu de  ressources,…

Comment les Etats ont-ils pu négliger leurs obligations de garantir l’exercice par tous de leurs droits à l’éducation, à la formation professionnelle, à l’emploi et au logement, tels que stipulés dans la Charte sociale européenne ?

Au cours de la rencontre du 17 octobre 2016  les échanges  entre des représentants du Comité des Droits Sociaux, des Etats,  des travailleurs sociaux, des organisations de la société civile  et des  jeunes  venus témoigner de leurs difficultés porteront sur le possible effet multiplicateur  des  diverses alternatives solidaires  mises en œuvre ici et ailleurs.