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Permettez-moi de commencer par Matthieu 14:13-21, l’histoire qui nous enseigne comment nourrir 5.000 personnes. L'histoire arrive immédiatement après que Matthieu ait annoncé au lecteur que la tête de Jean-Baptiste avait été placée sur un plateau et exposée lors d'une fête d'anniversaire au palais du roi Hérode. Essentiellement, le gouvernement a tué le baptiseur parce qu'il était devenu gênant. Jean, rappelons-nous, était celui qui avait salué Jésus alors que les deux étaient encore dans le sein maternel (Lc 1,39-55) et qui avait préparé le chemin de Jésus en le baptisant dans sa vocation prophétique (Mt 3,13-17).

Qu'est-ce-que La Révision de vie (RDV)?

La révision de vie (RDV) est une évolution du regard, une spiritualité, une recherche chrétienne pour m’aider à me situer. Elle est un chemin que l’on emprunte librement et sur lequel la personne se construit et apprend à se positionner dans son être, sa famille, ses relations, sa profession, la société.

Elle est un lieu d’apprentissage à l’écoute, à la connaissance et la compréhension de soi, des autres et des situations, une voie vers l’humanisation, l’unicité et la rencontre de Dieu.

Elle est une méthode (celle du voir- comprendre – agir) qui permet à la personne d’être unifiée, de trouver du sens, de faire un lien entre sa vie et sa foi.

« La révision de vie est à chaque fois pour moi un temps fort, un ressourcement, en encouragement qui me permet de repartir et de continuer à vivre ma réalité. »

Ce qu’elle permet :

Les bouleversements sociaux et culturels qui affectent nos sociétés mettent à l’épreuve quelque chose d’essentiel pour l’avenir de notre humanité : la transmission. Du fait de la diversification à l’extrême des profils d’individus et de leur très grande mobilité, les modes de transmission habituels sont en panne et les institutions traditionnellement chargées de l’assurer sont extrêmement fragilisées. Pour reprendre une expression de Michel Foucault, devenue célèbre mais qui mérite toute notre attention, nous pouvons dire que nous sommes en train de vivre « le passage d’une société de la prescription à une société de l’inscription. »

Autrefois, la transmission se faisait sous le mode de la prescription. C'est-à-dire sous le mode de « la consigne ». Les institutions comme la famille, l’école, les groupes d’appartenance prescrivaient aux individus les droits et les devoirs, autrement dit les règles du vivre ensemble. Elles leur fournissaient en outre les codes et les pratiques, les significations et les rites relatifs à leur croissance en humanité et susceptible de leur forger une identité solide.

 Introduction à la spiritualité de la JECI

Dans notre monde, dans notre Eglise et notre mouvement, on parle beaucoup du besoin d’une spiritualité plus profonde. Les gens sont confrontés à beaucoup de réalités effrayantes : pauvreté, inégalité et chômage ; violence, domination et abus de pouvoir à tous les niveaux ; exploitation et corruption ; la montée d'une culture individualiste, consumériste et compétitive ; et la difficulté à former des relations profondes et durables. Cela laisse beaucoup de gens angoissés par une sensation d'insécurité, de crainte et de désespoir.

Face à tous ces maux, de nombreux types de spiritualité offrant une certaine forme de consolation et d'espoir ont inondé le monde. Malheureusement, beaucoup de ces spiritualités renforcent ces réalités négatives, ou sont de simples subterfuges ! Il est de plus en plus difficile de parler d'un Evangile qui réclame un engagement radical à s’impliquer dans ce monde et à le transformer dans un esprit d'amour, d’ouverture et de dialogue.