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     Depuis Juin 2013, je suis membre de la Commission électorale nationale indépendante en République démocratique du Congo. J'ai eu le privilège d'être choisi par les organisations de la société civile œuvrant dans le domaine de l’éducation civique et électorale pour un mandat de 6 ans non renouvelable. Nos principaux défis, comme membre de la CENI est d’organiser des élections justes et transparentes au niveau local, provincial et national. De manière particulière, je suis en charge du suivi  de la jeunesse, des personnes vivant avec handicap et des populations autochtones.

De la liberté à la sécurité

La valeur maîtresse promulguée aujourd’hui par la politique n’est pas la liberté, mais la sécurité. Le monde, le système des valeurs, la société, la santé, la culture, tout cela apparaît comme vulnérable et, par voie de conséquence, est également ressenti comme tel.  Cette vérité est fabriquée par les médias, et ceux-ci obéissent à leur propre agenda économique et politique dont la proportion de terreur, d’horreur, de peur et d’incertitude est l’ingrédient quotidien.

Les grandes religions du monde professent toutefois un message de liberté et non de sécurité, une vision d’un «possible quand même». C’est ce message-là que les représentants des religions doivent doivent faire passer – qu’il soit opportun ou non.

Comprendre la peur: «panique morale»

Cette proposition est destinée à recueillir les réflexions de nos équipes sur le thème de l'Assemblée plénière de Barcelone 2016 : "de l’indifférence à la miséricorde: à quoi cela nous engage?"
Le document ci-dessous est un extrait d’une audience papale, où le pape parle de la «miséricorde» et nous invite à de multiples reprises à adopter une conception pratique et non théorique de la miséricorde. C’est pourquoi nous le proposons à l’analyse dans nos mouvements dans le monde entier et nous mettrons les résultats à disposition de l’assemblée de Barcelone.

La globalisation de l’indifférence est une traduction des défis actuels du monde tels que le perçoit le pape François dans l’Exhortation apostolique Evangelli Gaudium  qui décrit ces sentiments permanents de peur, de crainte, de désespoir, de précarité, d’irrespect, d’injustice, de marginalisation, d’attentisme, de révolte et même d’insatisfaction  qui habitent les hommes et les femmes de notre temps. C’est vrai, elle se traduit selon les contextes et les régions du monde de différentes manières.

      1. Le sujet des droits de l’homme : qui c’est ?
        1. L’être humain, l’individu, la personne, chacun … autant d’expressions que l’on trouve dans la Déclaration universelle
        2. L’être humain est utilisé dans l’article premier de la déclaration universelle
        3. La personne dans la Convention européenne
        4. Sujet individuel sur lequel reposent les droits de l’homme
        5. On trouve aussi les « droits de l’homme des peuples » dans certaines résolutions !

   L’Eglise voit dans l’homme un être d’une incomparable dignité car le Christ « par son incarnation, s’est en quelque sorte uni lui-même à tout homme » (GS 22) Nous sommes invités à reconnaître en quiconque, proche ou lointain, connu ou inconnu, et surtout dans le pauvre, en celui qui souffre, un frère « pour lequel le Christ est mort » (1 Co8, 11). Je soulignerai dans un premier temps le primat de la personne humaine pour m’attacher ensuite à un point d’application essentiel de ce postulat : la communauté de travail.

I. Primat de la personne humaine

     Dans l’enseignement de l’Eglise, la communauté humaine exprime la personne humaine et ce qui est premier c’est la personne.

La foi naît et croît aussi de s’affronter aux questions du monde. Il n’y a donc pas d’abord la foi que l’on devrait cultiver à l’intime de soi et puis ses œuvres qui en seraient l’expression. Dès lors, on peut voir les combats des croyants aux prises avec les logiques du monde comme autant de combats spirituels, menés à la fois en eux et sur leurs lieux de vie.

Présentation du livre